Dans le sillage des majors de l’énergie et de l’assurance externalisant la gestion de leurs appels, l’entreprise monte en puissance. Sa branche télécoms mise par ailleurs sur la diffusion de la fibre en milieu rural.

Après Paris, Amiens puis Laval, Coriolis cherchait un nouveau bassin d’emploi pour développer son métier de la relation client. C’est donc Angers que le groupe a choisi pour établir son septième centre d’appels français. La ville décroche là un nouveau gros contingent d’emplois. Il y a quelques jours, elle s’est fait promettre la création de 500 autres emplois de services par le groupe Verisure, filiale de Securitas Direct, qui va créer à Angers son plus gros centre français de télésurveillance.

« Nous nous sommes engagés à créer 300 emplois en CDI pour le printemps 2019 », annonce Pierre Bontemps, président fondateur du groupe Coriolis, laissant entendre que l’effectif irait vraisemblablement au-delà. Déjà, le groupe a créé 250 emplois en CDI au cours des trois dernières années en France. La plate-forme d’Amiens, installée en 1999, atteint 800 salariés en période de pointe et celle de Laval près de 500. A cela s’ajoutent 400 postes de travail à Tunis. « Or, sur les plans humain et managérial, un centre ne doit pas idéalement dépasser 400 personnes », estime le dirigeant.

Les centres d’appels de Coriolis travaillent principalement pour les groupes de l’énergie et pour les acteurs de l’assurance, mais aussi dans la high-tech et les médias. Pour ces clients, l’entreprise gère les appels entrants mais aussi les actions de fidélisation, de renouvellement d’abonnement, de prospection commerciale ou de recouvrement. Selon Pierre Bontemps, l’implantation d’un centre comme celui d’Angers implique un investissement de plusieurs centaines de milliers d’euros et une vaste campagne de recrutement afin de pourvoir une vingtaine de fonctions différentes, du conseiller de clientèle à l’encadrement en passant par des postes liés à la formation, aux flux et aux statistiques.

Cette nouvelle force de travail devrait contribuer à la croissance de Coriolis, Pierre Bontemps envisageant un rythme de 4 à 7 % sur les prochains exercices. Le groupe réalise près de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le métier de la relation client, mobilisant 1.700 salariés, tandis que sa branche télécommunications pèse 200 millions d’euros. Le groupe est l’un des derniers opérateurs virtuels de la téléphonie mobile ( MVNO ) en France, travaillant sur les réseaux Orange et SFR. Très présent dans les villes petites et moyennes, via un réseau de 200 boutiques en franchise, Coriolis s’est aussi positionné dans la diffusion de la fibre, en particulier en milieu rural , via des partenariats avec des opérateurs tels Covage, Axione ou Altitude et une offre commune avec Canal+.

Source : Les Echos / 16 octobre 2018